1. Préambule
1.1 Le Sommet de Beijing et la 3e Conférence ministérielle du Forum sur la
Coopération sino-africaine ont eu lieu à Beijing du 3 au 5 novembre 2006, avec
la participation des Chefs d'état et de gouvernement, des Chefs de délégation,
des ministres des affaires étrangères et des ministres chargés de la coopération
économique de Chine et de 48 pays africains (ci-après dénommés « les deux
parties »).
1.2 Les deux parties ont passé en revue avec satisfaction le développement de
leur coopération amicale depuis un demi-siècle qui a suivi l'inauguration des
relations diplomatiques entre la République populaire de Chine et les pays
africains. Elles se félicitent et se sentent encouragées des fruits abondants de
leur coopération mutuellement avantageuse depuis la création du Forum il y a six
ans ainsi que du bien-être que cette coopération apporte à leurs peuples. Elles
expriment leur satisfaction devant la mise en œuvre effective des engagements
pris dans le Plan d'Action d'Addis-Abéba (2004-2006) adopté par la 2e Conférence
ministérielle et sont résolues à promouvoir ensemble le partenariat stratégique
sino-africain de type nouveau à la lumière de l'esprit de la Déclaration du
Sommet de Beijing.
1.3 Pour concrétiser les résultats obtenus par le présent Sommet et planifier
la coopération globale sino-africaine pour les trois ans à venir, les deux
parties, en conformité avec le principe « l'amitié, la paix, la coopération et
le développement », ont élaboré ensemble et adopté à l'unanimité ce Plan
d'action.
2. Coopération sur le plan politique
2.1 Échanges de visites et dialogue de haut niveau
Les deux parties notent que, depuis la 2e Conférence ministérielle du Forum,
les échanges de visites et les contacts entre les dirigeants chinois et
africains se sont multipliés sensiblement. Elles souhaitent maintenir la
dynamique de ces échanges et dialogues afin de renforcer l'amitié traditionnelle
et la confiance réciproque. Elles sont d'accord de procéder régulièrement à des
échanges de vues sur les relations bilatérales et les grands dossiers
internationaux et régionaux, de se concerter et de coopérer étroitement, et de
partager leurs expériences en matière de gouvernance pour réaliser leur
développement partagé et leur progrès commun.
2.2 Mécanismes de consultations et de coopération
2.2.1 Les deux parties estiment que le Forum sur la Coopération
sino-africaine est devenu pour elles une plate-forme importante de dialogue
collectif et un mécanisme efficace de coopération pragmatique. Elles sont
convenues de travailler activement dans le cadre du Forum pour concrétiser
l'action de suivi et explorer les moyens de renforcer le mécanisme de suivi, en
vue de promouvoir leurs contacts et coopération.
2.2.2 Les deux parties sont convenues d'instituer un mécanisme de dialogue
politique régulier au niveau des ministres des Affaires étrangères dans le cadre
du Forum sur la Coopération sino-africaine. Dans l'année suivant la Conférence
ministérielle du Forum, les ministres des Affaires étrangères de Chine et des
pays africains mèneront des consultations politiques à New York en marge de
l'Assemblée générale de l'ONU pour échanger des vues sur les grands dossiers
d'intérêt commun.
2.2.3 Les deux parties sont décidées à renforcer les mécanismes actuels entre
la Chine et les pays africains comme ceux des commissions bilatérales, des
consultations politiques entre les Ministères des Affaires étrangères, des
commissions mixtes sur la coopération économique et commerciale et des
commissions conjointes technico-scientifiques, et à faire jouer pleinement leur
rôle ; elles entendent aussi élargir la coopération entre la Chine et les pays
africains dans les enceintes internationales et régionales comme l'ONU et l'OMC,
et explorer activement la possibilité d'une coopération pragmatique entre, d'un
côté, la Chine et l'Afrique, de l'autre, une tierce partie, sur la base de
l'égalité, des avantages réciproques et du gagnant-gagnant.
2.3 échanges entre les organes législatifs et les autorités
locales
2.3.1 à la lumière de l'esprit du respect mutuel, du renforcement de la
compréhension et du développement de la coopération, les deux parties
intensifieront les échanges amicaux multiformes entre l'Assemblée populaire
nationale de Chine et les parlements des pays africains ainsi que le Parlement
panafricain.
2.3.2 Les deux parties soutiendront l'établissement des relations de jumelage
entre les provinces et les villes, pour promouvoir leurs échanges et coopération
en matière de développement et de gestion des régions.
2.4 Coopération consulaire et judiciaire
2.4.1 Pour répondre au nouveau contexte marqué par le resserrement des
relations économiques et commerciales et des échanges humains entre la Chine et
l'Afrique, les deux parties entendent renforcer leur coopération consulaire et
prendre des mesures efficaces pour faciliter les échanges humains, et garantir
la sécurité de leurs citoyens et de leurs biens, ainsi que la protection de
leurs droits et intérêts légitimes.
2.4.2 Les deux parties renforceront les échanges et les consultations entre
les autorités chargées de l'application des lois, notamment les autorités
judiciaires et policières, afin d'élever leurs capacités à agir ensemble pour
prévenir, enquêter et combattre la criminalité ; elles intensifieront leur
coopération en matière d'assistance judiciaire, d'extradition et de rapatriement
des criminels suspects ainsi que de contrôle des immigrants et régleront le
problème de l'immigration irrégulière au moyen des consultations.
2.5 Coopération entre la Chine et l'Union africaine (UA) et les
organisations sous-régionales africaines
2.5.1 Les deux parties reconnaissent le rôle actif joué par l'UA, les
organisations sous-régionales et les institutions financières africaines ainsi
que les succès obtenus dans le renforcement de la puissance de l'Afrique à
travers une unité accrue, dans la sauvegarde de la paix en Afrique comme dans la
promotion de la coopération régionale et du développement de l'économie.
2.5.2 Le gouvernement chinois continuera à renforcer sa coopération avec l'UA
et les organisations et institutions sous-régionales africaines, à soutenir le
rôle essentiel de l'UA dans le règlement des problèmes africains et à participer
activement aux opérations de maintien de la paix de l'ONU en Afrique.
2.5.3 Dans le but d'appuyer les pays africains dans leurs efforts pour gagner
en puissance par le resserrement de leurs rangs et accélérer le processus de
l'intégration, la partie chinoise aidera l'UA à construire un centre de
conférences à Addis-Abéba.
2.5.4 Les deux parties apprécient à sa juste valeur la coopération entre le
Forum sur la Coopération sino-africaine et le Nouveau Partenariat pour le
Développement de l'Afrique (NEPAD), avec la détermination de renforcer cette
coopération et d'en explorer les nouveaux moyens et domaines concrets.
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