Les relations sino-africaines aux yeux d'un écrivain malien
2006-09-26 15:34

    Par  Chen Shun

     DAKAR, 25 septembre (XINHUA) -- Seydou Bodian Kouyaté, écrivain malien de renommée internationale, s'est étendu dans un entretien  avec Xinhua (Chine nouvelle) sur les relations entre la Chine et  l'Afrique, à l'occasion de la visite la semaine dernière, à Dakar, d'une délégation de l'Association du peuple chinois pour l'amitié  avec l'étranger. 

      

     La Chine doit sa prospérité à son économie de marché  socialiste  

      

     M. Seydou Bodian, considéré comme un "monument de la  littérature africaine" brille encore de tout son éclat à l'âge de  78 ans. Depuis les années 1960, ce "vieil ami de la Chine" selon  Wang Yunze, vice-président de ladite association chinoise, a  visité plusieurs fois la Chine et suivait de près l'évolution de  ce géant asiatique. Il a vu à Beijing (Pékin) Mao Zedong, Zhou  Enlai, Deng Xiaoping et d'autres anciens dirigeants chinois. Selon lui, la Chine doit sa prospérité d'aujourd'hui notamment à  l'instauration d'une économie de marché socialiste, c'est-à-dire  que "l'on construit l'écomomie libérale sous la direction du Parti communiste chinois". "Pas de multipartisme aux relents occidentaux. Pas de bavardage sur certaines questions historiques". Voilà  l'expérience chinoise ayant permis aux Chinois de vivre en paix et de préserver la stabilité du pays, a-t-il indiqué, ajoutant que  les Chinois sont libres de s'investir dans les domaines souhaités, à condition que tout le monde se conforme aux lois.   

     L'Afrique peut beaucoup faire avec la Chine  

     A propos des perspectives de développement de l'Afrique, le  doyen des écrivains africains a proposé aux dirigeants des pays  d'Afrique de travailler avec la Chine en particulier dans les  domaines de l'agriculture et de l'industrie. L'Afrique peut  réaliser de vastes projets d'irrigation et augmenter la production céréalière avec du matériel chinois qui coûte beaucoup moins cher  que les machines fabriquées ailleurs, a-t-il fait remarquer, avant de citer la culture de riz. Selon lui, les repiqueuses de riz, de  fabrication chinoise, sont deux fois moins chères que les produits de même qualité importés d'autres régions. Les tracteurs chinois  aussi sont à la portée de différentes bourses africaines.  

     Sur le plan industriel, il a estimé que la transformation sur  place des matières premières pourrait bénéficier du concours des  Chinois. "Il suffit que les dirigeants africains en manifestent la volonté". "La Chine ne fait pas seulement des stades et des palais en Afrique, mais aide également les pays africains à  s'industrialiser, à l'exemple des usines construites par la Chine  au Mali. Les cinq usines textiles réalisées par les Chinois au  Mali il y a plus de 30 ans fonctionnent toujours bien. Plus de 1  700 Maliens y travaillent en permanence", a-t-il rappelé.  

     "L'Afrique regorge de ressources minières. Nous avons du fer,  de la bauxite, du pérole, etc. Au lieu d'importer ces produits à  des prix exorbitants, nous devons les exploiter. Comment voulez- vous que l'on s'en sorte si le paysan malien, par exemple, achète  de l'engrais plus cher que l'agriculteur de la Californie? Les  engrais, nous pouvons le faire. Et nous le ferons avec la Chine",  a-t-il dit. 

     M. Seydou Bodian n'avait pas l'ombre d'un doute sur la  possiblité de réduire le taux de chômage des jeunes Africains et  de freiner l'émigration clandestine, si les pays africains  travaillent en collaboration avec la Chine dans tous les domaines. "Tant que nous sommes soumis au diktat des institutions de Bretton Woods, nous ne bougeons pas", a-t-il martelé. Et de conseiller aux dirigeants africains de tourner sans tergiverser vers la Chine et  de bénéficier de l'expérience chinoise pour l'émergence de  l'Afrique au 21e siècle. Fin 

Forum ABC
Le Forum sur la Coopération sino-africaine est une plate-forme pour les consultations et dialogues collectifs entre la Chine et les pays amis africains, et il constitue, dans le cadre de la coopération Sud-Sud, un mécanisme de coopération pour les pays en développement. Lire...
1ère Conférence ministérielle
La 1ère Conférence ministérielle du Forum sur la Coopération sino-africaine s'est tenue du 10 au 12 octobre 2000 à Beijing. Lire...
2e Conférence ministérielle
La 2e Conférence ministérielle du Forum sur la Coopération sino-africaine a eu lieu les 15 et 16 décembre 2003, à Addis-Abéba, capitale d'Éthiopie. Lire...
Plus >>
Service en ligne
· Notification sur l'inscription des journalistes pour le Sommet de Beijing et la 3e conférence ministérielle du Forum sur la Coopération sino-africaine
· Application des journalistes pour le Sommet de Beijing et la 3e ConfÉrence MinistÉrielle du Forum sur la CoopÉration sino-africaine
· La Chine et 48 pays africains préparent le sommet Chine-Afrique
Plus >>
Pays participants
Chine Libéria
Afrique du Sud Libye
Algérie Madagascar
Angola Mali
Bénin Maroc
Botswana Maurice
Burundi Mauritanie
Cameron Mozambique
Cap-Vert Namibie
Centrafrique Niger
Comores Nigéria
Congo(B) Ouganda
Congo(RDC) Rwanda
Côte d'Ivoire Sénégal
Djibouti Seychelles
Egypte Sierra Léone
Erythrée Somalie
Ethiopie Soudan
Gabon Tanzanie
Ghana Tchad
Guinée Togo
Guinée Equat. Tunisie
Guinée-Bissau Zambie
Kenya Zimbabwe
Lésotho