Madame la Secrétaire générale du Comité de suivi
chinois du Forum sur la Coopération sino-africaine et directrice générale
d'Afrique du Ministère des Affaires étrangères,
Monsieur le président du Comité de suivi chinois
du Forum sur la Coopération sino-africaine et ministre assistant du Ministère
des Affaires étrangères,
Mesdames et Messieurs les délégués africains,
Honorables invités,
Mesdames et Messieurs,
Permettez-moi, avant toute chose, d'exprimer, au
nom des délégués africains au Colloque Chine-Afrique sur les droits de l'homme,
aux plus hautes autorités de la République Populaire de Chine, nos très vifs et
sincères remerciements ainsi que notre profonde gratitude pour cette louable
initiative d'organiser ce colloque et pour l'accueil combien chaleureux qui nous
a réservé.
Nous adressons nos félicitations pour la
parfaite organisation de cette rencontre. Je voudrais également dire merci aux
éminents conférenciers pour leurs brillants exposés et exprimer notre infinie
reconnaissance aux membres du secrétariat de ce colloque pour leur disponibilité
constante.
Merci enfin à l'équipe des interprètes qui,
grâce à leur service, nous ont permis de briser nos barrières
linguistiques.
A tout ce monde nous disons « xiexie
».
Mesdames et Messieurs,
Cette rencontre a été un rendez-vous du donner
et du recevoir. Elle a nous a permis de mieux comprendre et de mieux apprécier à
sa juste valeur, la conception chinoise sur le principe de l'universalité des
droits de l'homme d'une part et de constater les progrès réalisés par la
République Populaire de Chine en matières de droits de l'homme d'autre
part.
Après ces trois jours de réflexion sur les
divers thèmes qui ont meublés nos assises, je peux vous assurer, sans grand
souci de me tromper, que la conception chinoise des droits de l'homme rejoint à
plus d'un titre celle de nos pays respectifs, à savoir qu'il faut d'abord
assurer à son peuple :
- le droit à la santé ;
- le droit à l'alimentation ;
- le droit au logement ;
- le droit à l'éducation,
bref, je veux dire, l'ensemble des droits
collectifs qui assurent le bien-être de l'individu.
Car, il ne faut pas perdre de vue que la
consolidation de la démocratie est intimement liée à l'amélioration des
conditions socio-économiques des populations. La démocratie ne saurait être
réduite au simple exercice des droits civils et politiques. La prise en compte
des droits économiques et sociaux est d'une importance majeure, car, si no n'y
prend pas garde, l'extrême paupérisation des populations pourrait hypothéquer la
paix sociale et fragiliser les avancées démocratiques accomplies ces dernières
années par nos pays respectifs.
Mesdames et Messieure,
La République Populaire de Chine, consciente de
ce que le respect des droits et libertés pour un Etat passe par le renforcement
du système judiciaire, a entrepris ces dernières années une vaste réforme de son
systère judiciaire afin de traduire dans les ffaits les principes de l'égalité
devant la loi, la présomption d'innocence, le droit de toute personne à ce que
sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal compétent,
indépendant et impartial. Qu'elle trouve ici nos félicitations pour cette
réforme combien courageuse, audacieuse et exemplaire.
Mesdames et Messieurs.
L'un des buts des Nations Unies énoncées dans la
Charte des Nations Unies consiste à « réaliser la coopération internationale en
résoluant les problèmes internationaux d'ordre économique, social, intellectuel
ou humanitaire ; en développant et en encourageant le respect des droits de
l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distincition de race, de
sexe, de langue ou de religion ». c'est dire l'importance de la coopération
internationale en matière des droits de l'homme. Les efforts réels de promotion,
de protection et de culture aux droits de l'homme seront vains s'il n'y a pas
une convergence des synergies nationales, régionales et internationales ou
intercontinentales.
Cependant, cette coopération doit être
respectueuse des valeurs spécifiques et des réalités de chacun des groupes
composant la famille humaine, en faveur de la promotion des droits de
l'homme.
C'est l'un des cinq principes dits de la
coexistance pacifique de la politique africaine de la Chine de respecter le
droit des pays africains de choisir leur système politique et leur voie de
développement en conformité avec les conditions propres de leur pays ; de
soutenir la juste lutte des pays africains pour sauvegarder l'indépendance, la
souveraineté d'Etat et l'intégrité territoriale du pays ; d'accorder un appui
aux efforts déployés par les pays africains pour maintenir la solidarité et
l'unité à l'intérieur du pays, pour redresser l'économie nationale et promouvoir
le progrès social, car sans la paix et la stabilité il n'y a pas de
développement possible.
Mesdames et Messieurs,
La République Populaire de Chine et l'Afrique
développent des relations caractériséespar la sincérité et l'amitié, l'égalité,
la solidarité et la coopération. En effet, depuis de longues années, les deux
parties ont toujours observés le principe de l'amitié sincère, du respect
mutuel, de l'égalité et des avantages réciproques, ce qui incarne effectivement
l'assistance mutuelle entre pays en voie de développement. C'est ainsi que la
coopération sion-africaine est hautement appréciée comme modèle de la
coopération Sud-Sud.
Qu'il me soit permis de saluer la longue et
vielle amitié sino-africaine, de remercier et de féliciter le gouvernement et le
grand peuple chinois pour les efforts constants qu'ils ne cessent de déployer
ainf d'aider les pays africains à explorer les voies de développement
correspondant à leurs réalités, promouvoir l'intégration, surmonter les
difficultés et avancer vers le grandiose objectif du redressement de
l'Afrique.
Mesdames et Messieurs,
Pour terminer, je voudrais, au nom de mes
collègues délégués, rassurer le gouvernement de la République Populaire de Chine
que les sujets abordés au cours de ces trois jours passés ensemble et qui nous
ont permis d'échanger nos expériences en matière de droits de l'homme, nous
permettrons, j'en suis convaincue, une fois de retour dans nos pays respectifs,
de mettre à profit les différentes connaissances acquises et les expériences
partagées, au service des droits de l'homme.
J'espère que ce colloque Chine-Afrique sur les
droits de l'homme qui prendra fin par des visites organisées à Yangzhou et à
Chongqing sera suivi d'autres afin de renforcer le partenariat de type nouveau
et à long terme, basé sur la stabilité, l'égalité et les avantages réciproques
décidé lors du Forum sur la Coopération sino-africaine de 2000.
Vive la République Populaire de Chine
!
Vive la coopération Sud-Sud !
Vive la coopération sino-africaine !
Je vous
remercie.
(2004-10-29)