HARARE, 8 août (XINHUA) -- L'Afrique a la
possibilité de tirer des bénéfices de l'approfondissement de ses relations
avec la Chine, mais le continent doit renforcer ses capacités pour suivre
la croissance économique chinoise, a conclu une étude sur l'impact de
la Chine en Afrique sub-saharienne, publiée mardi.
Cette étude, menée par des chercheurs des
universités de Nairobi, du Cap et de Sussex, indique que les économies
africaines ont une réelle opportunité de profiter de leurs relations
économiques avec la Chine, à condition de renforcer leur propre
capacité pour répondre à la demande chinoise.
Les exportations d'Afrique sub-saharienne vers la
Chine, en proportion du commerce avec les pays industrialisés, a progressé
de 0,43% en 1990 à 8,96% en 2004, et doivent encore augmenter devant
la hausse rapide des prix des matières premières, liée à l'essor de la
Chine.
La plus significative opportunité offerte à cette
région par la croissance de la Chine est la stimulation qu'entraîne une
progression de la demande et des prix pour les pays producteurs
de matières premières, indiquent les chercheurs.
De nombreuses économies africaines, dont la plupart
des membres de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) ont
des ressources en matières premières importantes, mais l'un des
défis pour l'Afrique sera de développer la flexibilité de l'offre
nécessaire pour répondre à cette hausse.
Cela pourrait nécessiter une combinaison de
facteurs, dont une amélioration des infrastructures, un rapprochement
ciblé avec des compagnies productrices internationales, et le
développement d'organisations de formation et de recherche dans les
systèmes nationaux d'innovation, précisent les chercheurs.
Les pays africains devront établir des stratégies
claires sur les moyens de gérer l'exploitation de leurs ressources
naturelles pour s'assurer que les bénéfices qu'ils en tirent soient étalés
sur le long terme plutôt que ponctuels. Fin