Le Forum sur la Coopération sino-africaine --
Conférence ministérielle 2000 s'est tenu du 10 au 12 octobre 2000, à Beijing, en
Chine. Les ministres participants de Chine et de 44 pays africains ont échangé
leurs vues et se sont déclarés convaincus qu'il est impératif d'établir entre
l'Afrique et la République populaire de Chine un nouveau partenariat stratégique
dynamique. Les ministres se sont engagés à coopérer dans tous les domaines,
notamment en matière de développement économique et social, sur la base de
l'égalité et du respect mutuel, en vue de renouveler, de développer et d'élargir
davantage cette coopération au 21ème siècle.
1. Préambule
1.1 Les ministres ont passé en revue avec
satisfaction les résultats que la Chine et les pays africains ont obtenus dans
leur coopération durant les 50 années écoulées. Ils sont d'avis que non
seulement cette coopération a profité
directement aux peuples chinois et africains, mais aussi contribué au
raffermissement de l'amitié Chine-Afrique et à l'approfondissement de leur
connaissance mutuelle. Ils constatent que ces dernières années, les deux parties
ont déployé de gros efforts pour explorer de nouvelles formes de coopération,
notamment entre les entreprises. Ils notent par ailleurs que l'Afrique et la
Chine disposent encore d'énormes potentialités, qu'elles doivent, avec un esprit
stratégique, gérer de manière appropriée dans leur intérêt réciproque.
1.2 En outre, les ministres sont unanimes à
estimer que compte tenu de l'actuel ordre international injuste et inéquitable,
la Chine et les pays africains doivent s'attacher à influer sur l'établissement
d'un nouvel ordre international qui répond à leurs besoins et intérêts. A cette
fin, ils sont d'accord pour adopter un programme applicable permettant de créer
un nouveau partenariat stratégique en vue de réaliser un développement soutenu
au 21ème siècle.
1.3 Les ministres constatent que la
mondialisation apporte aujourd'hui aux nombreux pays en développement plus de
défis et risques que d'opportunités et affirment leur détermination à
intensifier la coopération déjà existante entre la Chine et les pays africains
dans divers domaines. Ils sont également d'accord pour explorer
consciencieusement des idées et des stratégies nouvelles afin de développer leur
économie respective et de renforcer leur capacité de prendre part à la
mondialisation.
1.4 En vue de réaliser les objectifs
susmentionnés, les ministres réaffirment que la Chine et les pays africains
respecteront, dans leur développement ultérieur, les principes de coopération
suivants:
1.4.1 égalité et avantages réciproques;
1.4.2 diversité en forme et en contenu;
1.4.3 efficacité privilégiée;
1.4.4 développement commun;
1.4.5 règlement amical des divergences.
2. Coopération intergouvernementale
2.1 Les ministres estiment que les deux parties
doivent utiliser et améliorer les mécanismes de consultations bilatérales
existants pour intensifier les liens intergouvernementaux, explorer de nouveaux
champs de coopération, suivre de près l'état d'avancement de leur coopération et
partager leurs expériences en vue de renforcer leur partenariat mutuellement
avantageux.
2.2 Les ministres sont d'accord pour promouvoir
les échanges de visites de haut niveau et engager régulièrement le dialogue et
la coopération intergouvernementaux, afin de créer un climat favorable aux
contacts et échanges commerciaux entre la Chine et l'Afrique. Par ailleurs, ils
s'engagent à promouvoir l'interaction positive en mobilisant les organisations
commerciales intéressées, et à appuyer la mise en place des liens de
communication efficaces entre ces organisations en Chine et en Afrique, de sorte
qu'elles jouent un rôle actif dans le développement des économies des deux
côtés.
2.3 Le gouvernement chinois s'engage à
poursuivre sa coopération avec les pays africains et à continuer de leur fournir
son aide au développement, avec un accent particulier mis sur la promotion des
industries locales en faveur de l'utilisation des matières locales et de la
création d'emplois. Cette aide au développement, qui constitue un soutien aux
pays africains dans leurs politiques nationales, sera fournie après consultation
des gouvernements nationaux. Ces projets visent à utiliser les techniques et
matières locales, à créer des emplois sur place et à mettre en valeur les
ressources humaines des pays africains.
2.4 Pour soutenir le développement économique et
social des pays africains, la partie chinoise s'engage, dans le cadre de la
coopération Sud-Sud, à continuer de leur accorder son assistance dans la mesure
de ses possibilités et en fonction de la situation économique différente de
chacun de ces pays. Cette assistance se fera principalement sous des formes de
dons, de prêts préférentiels et de prêts sans intérêts, qui seront notamment
utilisés dans les domaines à déterminer par le canal bilatéral.
3. Commerce et investissements
3.1 Les ministres reconnaissent les progrès
enregistrés dans le domaine de la promotion des échanges commerciaux et des
investissements et affirment leur volonté de mettre en oeuvre une stratégie, en
créant un environnement juridique et commercial favorable, de sorte que cette
coopération puisse jouer progressivement un rôle dominant dans le partenariat
économique sino-africain.
3.2 Les ministres sont d'accord pour la mise en
place d'un cadre juridique approprié concernant:
3.2.1 la promotion du commerce et
l'accroissement de la capacité;
3.2.2 l'encouragement, la protection et la
garantie des investissements;
3.2.3 l'obligation d'éviter la double
imposition;
3.2.4 le renforcement de la coopération dans les
domaines des transports maritimes et aériens.
3.3 Les ministres sont d'accord pour travailler
de concert à l'amélioration de l'environnement du commerce et des
investissements avec la mise en oeuvre de diverses mesures, telles que l'octroi
mutuel du traitement préférentiel conformément aux lois nationales en vigueur,
le traitement égal accordé à tous les investisseurs avec les garanties en la
matière, et le règlement équitable des disputes éventuelles selon les règles et
pratiques agréées sur le plan international.
4. Commerce
4.1 Les ministres soulignent la nécessité de
travailler à équilibrer et à développer davantage les échanges commerciaux; et
ils estiment nécessaire d'accroître la capacité de production en Afrique et de
diversifier les produits d'exportation de ce continent. Ils s'engagent à
collaborer et à partager leurs expériences pour surmonter la dépendance
africaine quant à l'exportation de marchandises primaires, de produits simples
et de matières premières.
4.2 Les ministres soulignent que la Chine et les
pays africains ont besoin de coordonner leurs politiques commerciales et de
prendre une part active aux négociations commerciales, y compris celles engagées
dans le cadre de l'OMC, afin d'assurer que le système du commerce multilatéral
favorise l'amélioration de leur compétitivité, leur croissance économique et
leur développement soutenu.
4.3 Les ministres affirment la volonté de leurs
sociétés commerciales de bien explorer les opportunités offertes par leurs
marchés respectifs et d'en tirer profit dans un esprit d'entreprise et selon les
normes et les caractéristiques de qualité universellement reconnues pour les
produits d'exportation.
4.4 Notant avec préoccupation le déséquilibre
dans les échanges commerciaux sino-africains et la nécessité d'y remédier au
plus tôt, la partie chinoise s'engage à:
4.4.1 Encourager ses entreprises à importer en
priorité des produits africains en fonction des demandes du marché et des
conditions proposées;
4.4.2 Veiller au bon fonctionnement de ses
Centres de Promotion de l'Investissement et du Commerce installés en Afrique et
faciliter l'établissement en Chine de centres similaires par les pays africains,
de sorte que ces centres jouent un réel rôle d'intermédiaire dans les contacts
et échanges entre les entreprises des deux côtés;
4.4.3 Créer un Conseil commercial conjoint
Chine-Afrique en coordination avec les chambres de commerce des pays africains
et des organisations professionnelles, de façon à mettre sur pied un mécanisme
de dialogue et de concertation avec les entreprises africaines en vue de
promouvoir leur coopération économique et leurs échanges commerciaux;
4.4.4 Etablir en Chine un Centre d'Exposition
des Produits chinois et africains, afin de stimuler le commerce dans les deux
sens et de faciliter l'accès des produits africains au marché chinois.
4.5 Les ministres sont d'accord pour assurer un
meilleur accès à leurs marchés respectifs, dans le contexte de la libéralisation
du commerce multilatéral et des progrès enregistrés grâce à des arrangements
d'intégration régionale en Afrique.
5. Investissements
5.1 Les ministres s'engagent à encourager les
investissements dans les deux sens de leurs entreprises, les échanges
d'expériences en matière de gestion commerciale, la création de joint-ventures
ou de sociétés à capitaux exclusivement chinois ou africains, y compris des PME,
l'établissement de forums commerciaux conjoints, qui constituent autant de
facteurs clés pour le partenariat économique sino-africain.
5.2 La partie chinoise débloquera des fonds
spéciaux, destinés à soutenir et à encourager les investissements dans les pays
africains des entreprises performantes de Chine pour la réalisation des projets
de cofinancement ou de cogestion répondant aux besoins locaux des pays africains
en ce qui concerne la création d'emplois et le transfert technologique.
5.3 La partie chinoise est d'accord pour
partager avec les pays africains ses expériences sur la promotion des
investissements en matière de création et de gestion des zones économiques
franches et spéciales.
5.4 Ils sont unanimes à estimer que le Conseil
commercial conjoint à établir entre leurs secteurs publics et privés est appelé
à organiser régulièrement des rencontres commerciales entre les opérateurs
économiques et les organisations professionnelles ainsi que des séminaires de
formation aux pratiques commerciales, avec un accent particulier mis sur les
aspects spécifiques de leurs marchés.
6 Coopération dans les domaines des travaux
publics et des autres projets d'infrastructure
6.1 Les ministres apprécient favorablement la
coopération engagée par les deux parties pour la réalisation des projets de
travaux publics dans les pays africains. La partie chinoise continuera
d'encourager ses entreprises performantes à participer à la construction
économique de base et à la réalisation des projets d'infrastructure dans les
pays africains. Elle affirme en outre sa volonté de mettre à leur disposition
ses technologies modernes et appropriées ainsi que ses expériences de gestion,
sous des formes multiples, telles que la prise en charge forfaitaire des
projets, la coopération technique et la coopération gestionnaire. Elle incitera
également ces entreprises à intensifier leur coopération avec leurs partenaires
africains, à employer et former davantage le personnel local avec le souci
d'utiliser les ressources locales disponibles.
7. Coopération financière
7.1 Les ministres, observant que la coopération
entre les institutions financières de Chine et des pays africains a d'ores et
déjà démarré, affirment leur détermination de les encourager à explorer
activement diverses formes de coopération, comme le cofinancement et le
financement parallèle. Ils estiment impératif de continuer à renforcer la
coopération financière de la partie chinoise avec le Groupe de la Banque
africaine de Développement(BAD), la Banque de Commerce et de Développement pour
l'Afrique de l'Est et du Sud (PTA BANK) et les autres institutions financières
multilatérales en Afrique, notamment à favoriser l'exécution de l'accord
bilatéral sur la coopération technique conclu entre la partie chinoise et le
Groupe de la BAD.
8. Allégement et annulation des dettes
8.1 Les ministres notent avec préoccupation que
le lourd fardeau des dettes non seulement entrave gravement la croissance
économique des pays africains, mais encore leur cause des problèmes sociaux
toujours plus aigus. Tout en saluant les efforts déployés ces dernières années
par la communauté internationale pour l'allégement et l'annulation des dettes,
ils appellent les pays développés et les institutions financières
internationales, qui sont les principaux créanciers, à remplir rapidement leurs
engagements à cet égard. L'élan d'allégement des dettes pendant ces dernières
années doit être maintenu et développé.
8. 2 La partie chinoise souligne que les dettes
des pays d'Afrique envers la Chine ne constituent pas le gros de l'endettement
africain et que celle-ci est aussi un pays en développement, un pays débiteur
net. Toutefois, la partie chinoise entend apporter sa part de contribution à
l'allégement des dettes des pays africains. A cet effet, elle s'engage à réduire
ou annuler, dans les deux ans à venir, des dettes d'un montant de 10 milliards
de yuans Renminbi en faveur des pays pauvres très endettés et des pays les moins
avancés de l'Afrique. Les détails de cette mesure feront l'objet de discussions
par des canaux bilatéraux.
8. 3 Les ministres reconnaissent que la Chine,
en tant que membre permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies, est un
partenaire important en matière de renforcement du soutien pour l'allégement des
dettes de l'Afrique.
9. Tourisme
9.1 Les ministres reconnaissent que le tourisme
est une importante activité économique qui a des potentialités permettant
d'accroître les ressources financières propres à aider l'Afrique à accélérer la
croissance économique, à créer davantage d'emplois et à réduire la pauvreté. Ils
sont convenus de coopérer pour promouvoir le tourisme et s'engagent à encourager
les investissements en matière de développement des infrastructures touristiques
et de la capacité dans ce domaine, en mettant un accent spécial sur le
développement des PME.
10. Immigration
10.1 Les ministres sont unanimes à estimer que
les gouvernements de leurs pays respectifs doivent accorder, selon les
législations et les politiques d'immigration en vigueur, des facilités dans
l'examen des demandes de visas et de permis de travail, et remédier aux
insuffisances dans le cadre des accords bilatéraux.
11. Coopération agricole
11.1 Les ministres se déclarent disposés à
partager les expériences de leurs pays dans les divers domaines du développement
agricole et de la pêche.
11.2 Conscients de l'importance vitale du
développement agricole pour éradiquer la pauvreté et assurer la sécurité
alimentaire, les ministres affirment leur détermination de prendre toutes les
mesures nécessaires pour rendre fructueuse la coopération en la matière.
11.3 Les deux parties sont d'accord en outre
pour explorer de façon plus poussée des formules pratiques de coopération
trilatérale entre la Chine, les pays africains et les organisations
internationales concernées dont la FAO.
12. Exploration et mise en valeur des ressources
naturelles et énergétiques
12.1 Les deux parties, qui mesurent bien
l'importance de leurs ressources naturelles respectives, sont d'accord pour
coopérer en matière de mise en valeur de ces ressources. La Chine est d'avis que
l'Afrique a besoin de tirer profit de ses ressources agricoles, minières et
métallurgiques pour créer davantage d'activités économiques de caractère
industriel. A cet effet, la Chine est favorable à la promotion des
investissements dans l'exploration et la mise en valeur des ressources
métallurgiques en Afrique.
12.2 Les ministres sont convenus de favoriser
l'exploration et la mise en valeur de telles ressources sur la base de la
réciprocité et en tenant dûment compte des pratiques environnementales
rationnelles.
13. Coopération scientifique, technique et
culturelle
13.1 Conscientes de l'importance de la
coopération scientifique, technique et culturelle, les parties s'engagent à :
13.1.1 Intensifier la coopération dans les
domaines des recherches fondamentale et appliquée, de l'exploitation et du
transfert des technologies;
13.1.2 Soutenir le perfectionnement des
techniques locales en Afrique;
13.1.3 Travailler ensemble à généraliser les
technologies déjà mises au point et employées, comme l'utilisation de l'énergie
solaire, la prévention et la lutte contre les calamités ainsi que l'exploitation
des ressources en eau, afin que les acquis scientifiques et techniques profitent
au redressement économique aussi bien en Chine que dans les pays d'Afrique;
13.1.4 Accroître les échanges culturels, surtout
les visites dans les deux sens de délégations culturelles de haut niveau, de
groupes sportifs et artistiques, organiser mutuellement davantage d'expositions
des oeuvres d'art et accentuer l'effort visant à étudier et à promouvoir
réciproquement leurs cultures.
14. Coopération médicale et sanitaire
14.1 Sachant bien le rôle appréciable joué par
les missions médicales chinoises en Afrique, les ministres africains remercient
le gouvernement chinois pour ses efforts déployés à cet égard et accueillent
favorablement l'engagement pris par la partie chinoise de continuer d'envoyer
dans les pays africains des missions médicales, en faveur desquelles ils
s'engagent à créer les conditions de travail et de séjour convenables.
14.2 La partie chinoise est d'accord pour
examiner favorablement les demandes des pays africains et accepte de continuer à
leur fournir du matériel et des équipements médicaux ainsi que des produits
pharmaceutiques, à intensifier la formation du personnel médical, et à
promouvoir la coopération dans la mise en valeur de la médecine et de la
pharmacie traditionnelles, afin de rendre plus efficace la coopération médicale
entre les deux parties.
14.3 Les deux parties sont également convenues
de développer leur coopération dans les domaines de la réduction de la mortalité
infantile et maternelle, de la prévention et du traitement du VIH/sida, du
paludisme, des maladies tropicales ainsi que des autres maladies.
15. Education et mise en valeur des ressources
humaines
15.1 Les ministres sont d'accord pour étendre la
coopération entre les deux parties dans les domaines de l'éducation et la mise
en valeur des ressources humains. La partie chinoise s'engage à :
15.1.1 Augmenter encore davantage le nombre de
bourses d'études en Chine accordées aux étudiants africains, continuer d'envoyer
des enseignants en Afrique pour aider les établissements universitaires sur
place à renforcer leurs facultés et disciplines, nouer des liens entre les
universités des deux côtés pour l'étude des civilisations chinoise et africaine;
15.1.2 Créer un Fonds de Mise en Valeur des
Ressources humaines en Afrique et aider, avec un financement progressivement
accru, les pays africains à former leur personnel qualifié dans divers domaines.
15.2 Les deux parties sont d'accord pour
établir, par des voies appropriées, des plans de formation en faveur de chacun
des pays concernés, identifier des projets de coopération concrets et procurer
toutes les facilités nécessaires à l'exécution de ces plans et projets.
16. Réaménagement de l'environnement et
diversité biologique
16.1 Les ministres soutiennent l'effort
international en faveur du réaménagement de l'environnement et d'un
développement soutenu pour l'humanité. Les deux parties affirment leur volonté
de respecter les éléments essentiels des diverses conventions en matière
environnementale. Elles s'engagent à resserrer leurs liens de coopération et à
oeuvrer en commun pour accroître la capacité de leurs pays à intégrer le
réaménagement de l'environnement dans le développement national.
16.2 A cet effet, la Chine et l'Afrique
s'engagent à coopérer dans tous les domaines concernant le réaménagement de
l'environnement, tels que le contrôle de la pollution, la préservation de la
diversité biologique, la protection des écosystèmes dans les forêts, la gestion
des ressources halieutiques et fauniques afin d'assurer un développement
économique soutenu aux êtres humains.
17. Coopération trilatérale
17.1 Les deux parties soulignent l'importance de
développer la coopération trilatérale pour réaliser les objectifs fixés dans le
présent Programme de Coopération et pour promouvoir les relations
sino-africaines, notamment dans le cadre de la coopération Sud-Sud. Elles notent
que cette initiative débouchera sur une utilisation efficace des moyens
financiers disponibles pour mieux mettre en valeur les ressources naturelles et
humaines des pays concernés.
18. Coopération en matière de contrôle des armes
18.1 Les ministres expriment leur profonde
préoccupation à l'égard de l'afflux massif des armes petites et légères vers les
régions d'Afrique en conflit et estiment que cela constitue une menace pour la
paix, la sécurité/stabilité et le développement sur ce continent. Ils s'engagent
à coopérer pleinement dans les enceintes internationales pour prévenir et
combattre la prolifération, la circulation et le trafic illicites des armes
petites et légères.
19. Coopération multilatérale
19.1 Les deux parties, convaincues de
l'importance capitale du renforcement de la coopération Sud-Sud dans la
conjoncture actuelle, sont d'accord pour:
19.1.1 Intensifier la concertation et la
coopération dans les enceintes multilatérales, telles que le système des Nations
Unies, la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement
(CNUCED) et l'Organisation mondiale du Commerce (OMC), afin de défendre les
intérêts communs des pays en développement;
19.1.2 Coordonner les positions en matière de
réforme du système économique et commercial multilatéral et d'action normative à
cet égard, en vue d'accroître la capacité de négociations collectives des pays
en développement, et conjuguer les efforts pour la démocratisation des relations
internationales et l'instauration d'un nouvel ordre économique international
juste et équitable.
19.2 Les ministres sont d'accords pour
travailler à la réforme de l'ONU, notamment à celle de son Conseil de Sécurité
afin de rendre ce dernier géographiquement représentatif. Nous appelons à la
reconnaissance à l'Afrique de la place légitime qui lui revient au sein du
Conseil de Sécurité et dans les organismes et institutions spécialisés du
système des Nations Unies.
20. Mécanisme de Suivi
20.1 Les ministres sont d'accord pour établir
des comités de suivi correspondants dans le cadre du Forum de la Coopération
sino-africaine au niveau ministériel.
20.2 Les deux parties sont convenues de mettre
en place des mécanismes de suivi conjoints à différents niveaux. Selon de tels
arrangements, les ministres se réuniront dans trois ans pour évaluer les progrès
enregistrés dans l'application de ce programme; les hauts fonctionnaires dans
deux ans, et les ambassadeurs africains accrédités en Chine régulièrement. Les
Réunions des Hauts fonctionnaires et les Conférences ministérielles se tiendront
alternativement en Chine et en Afrique dans le cadre du Forum sur la Coopération
sino-africaine.