BEIJING, 8 juillet
(XINHUANET) -- La coopération entre la Chine et les pays africains menée
depuis un demi-siècle selon les règles du principe du respect mutuel, de
l'égalité et des avantages réciproques et dans un esprit de sincérité et
d'amitié, est un exemple de coopération sud-sud.
Les relations de coopération amicale entre la Chine
et les pays africains qui ont eu le même sort dans l'histoire est
solidement fondée sur leur soutien mutuel dans les affaires politiques
internationales et sur leur entraide dans leur construction
économique. La coopération sino-africaine s'appuiera aujourd'hui et
dans l'avenir sur ce fondement, a déclaré à Xinhua Yang Lihua, chercheur
de l'Académie des Sciences sociales de Chine.
Selon les statistiques, les échanges économiques et
commerciaux ont connu une tendance de développement rapide ces
dernières années. Le volume des échanges est passé de 10 millions de
dollars dans les années 1950 à 10 milliards de dollars vers la fin du
millénaire. Après l'entrée dans le 21ème siècle, le commerce sino-africain
a connu une croissance spectaculaire, passant de 10,8 milliards de dollars
en 2000 à 30 milliards de dollars en 2004.
D'après les récents chiffres fournis par le ministre
chinois du Commerce, les échanges sino-africains ont connu un
développement très rapide au premier trimestre de cette année, pour
atteindre 7,6 milliards de dollars, soit une hausse de 31 % en glissement
annuel contre 7,9 % de croissance du commerce extérieur en Chine sur cette
période.
La Chine a exporté vers l'Afrique des produits
électromécaniques et de haute technologie en plus des
exportations traditionnelles comme les vêtements, le textile et les
valises. Elle a importé d'Afrique du pétrole, du minerai de fer et du
coton.
La Chine encourage aujourd'hui les entreprises
chinoises à investir en Afrique. Des entreprises chinoises opèrent
aujourd'hui dans la sous-traitance, l'exploitation des ressouces, les
transports, l'agriculture et la mise en valeur des produits
agricoles de 49 pays africains.
L'Afrique représente un marché traditionnel de
services pour la Chine. Actuellement, les entreprises chinoises ont pris
en charge des travaux dans les secteurs du bâtiment, des transports,
des télécommunications, ainsi que dans les industries pétrochimique,
métallurgique et hydraulique. Le montant des contrats des travaux
forfaitaires signés entre la Chine et les pays africains était de 30,05
milliards de dollars au total en septembre 2004.
Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a déclaré
lors de la 2ème conférence ministérielle du Forum sur la coopération
Chine- Afrique tenue fin 2003, que la Chine exemptait une partie des
produits africains de droits de douane. En outre, la Chine a adhéré
à la Banque africaine de Développement et à la Banque Ouest- Africaine de
Développement pour contribuer financièrement au développement de
l'Afrique.
Par ailleurs, la coopération sino-africaine ne cesse
de s'accroître dans l'éducation, la santé, les sciences et
techniques et les sports. Plusieurs dizaines de milliers de techniciens
chinois ont aidé les pays africains à former du personnel. 500
enseignants chinois travaillent en Afrique. Depuis le premier envoi
de médecins chinois en Afrique en 1963, la Chine a envoyé des équipes
médicales dans 47 pays ces 40 dernières années et 170 millions de
personnes ont bénéficié de cette présence.
Selon Yang Lihua, la mondialisation a apporté aux
pays en développement des défis et des opportunités. Face à l'ordre
international inéquitable et inégal, la Chine et les pays africains
sont dans l'obligation d'approfondir la coopération dans les affaires
internationales, les échanges économiques et le développement social.
Bien que la compétitivité des produits africains
soit faible pour le moment, l'Afrique a accéléré sa réforme économique,
l'intégration régionale et l'amélioration des conditions offertes
aux investissements. Les pays africains espèrent ardemment partager
l'énorme marché chinois, voir plus d'entreprises chinoises investir en
Afrique en leur transférant des technologies et renforcer la coopération
dans la formation du personnel, tout en s'inspirant des expériences de la
Chine.
D'autre part, la Chine a besoin de ressources pour
assurer son développement durable et elle a aussi besoin de tranférer
certaines des industries sur le marché international. Tout cela
constitue des conditions favorables pour la coopération
sino- africaine. Fin